La campagne de communication sur le mariage des enfants dans la région de la Boucle du Mouhoun, s’est poursuivi les 7 et 8 mai 2019, dans les communes rurales de Gassan et Sanaba. Dans ces deux localités, il y a eu des plaidoyers, des échanges entres autorités et journalistes et des prestations sanitaires au profit des femmes.
Le mariage des enfants est une réalité dans les communes rurales de Gassan et Sanaba. L’infirmier chef de poste du CSPS de Sanaba, Valentin Faho, reconnait qu’il y a des cas de mariage d’enfants. Il a dévoilé que la plus jeune fille à accoucher au CSPS de Sanaba a 14 ans. « Nous sommes vraiment confronté à un problème de grossesses précoces dans notre structure, nous avons des cas de grossesses à 16, 17 ans, souvent même 14 ans. Il y a des situations où ce sont des élèves et souvent des femmes qui sont mariées précocement », a précisé l’infirmier chef de poste. Pour Valentin Faho, les filles qui contractent des grossesses précoces courent des risques d’avortement, de perte du nouveau-né ou des morts nés. Il a confié aux hommes et femmes de média qu’ils ont enregistré un certain nombre de cas de complications qui ont été transférés à Solenzo. Face aux conséquences de cette pratique, l’association Wioloho, une association de femmes de Sanaba, s’est engagé à sensibiliser ses membres contre le mariage d’enfants. Mais selon la présidente, Marceline Coulibaly, ce n’est pas une lutte facile. Selon elle, les enfants n’écoutent plus les parents et les mariages sont généralement organisés entre les hommes et les femmes sont mises devant le fait accompli. Ignorant la loi sur le mariage des enfants, l’imam de Gassan, El hadj Sidiki Demè, a confié qu’une fille qui commence à voir ses menstrues peut se marier. En plus de la corpulence, c’est le critère sur lequel les mariages sont célébrés à leur niveau. Le chef de canton de Gassan, Doulaye Yéyé, reconnait qu’il y a des cas de mariages d’enfants qui a des conséquences sur la vie et la santé des jeunes filles. Avec la campagne de de communication dans leur localité, ces acteurs se sont engagés à lutter contre cette pratique.
DCPM/Santé

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